Nuisibles en location : bailleur ou locataire, qui paie ?
Nuisibles en location : ce que la loi attend du bailleur et du locataire, avec les bons réflexes en cas d'infestation constatée dans le logement.
Publié le 13 septembre 2026 · Par l'équipe ByeBye Nuisibles
Lorsqu'un cafard traverse la cuisine ou qu'une infestation est suspectée dans le logement, une question revient systématiquement dans les échanges entre locataires et propriétaires : qui doit prendre en charge le traitement contre les nuisibles ? Le sujet touche au droit locatif, mais aussi à des questions très concrètes de rapidité d'action et de preuve. Cet article fait le point sur la répartition générale des responsabilités entre bailleur et locataire, et sur les bons réflexes à adopter face à une infestation.
Qui doit gérer les nuisibles dans un logement en location ?
La répartition des responsabilités dépend de deux éléments principaux : l'origine de l'infestation et le moment où elle apparaît. Une infestation présente dès l'entrée dans les lieux, ou liée à un défaut du bâti (fissures en façade, réseau d'évacuation défectueux, cave humide), relève généralement du bailleur. Une infestation qui se développe après l'installation du locataire, en lien avec l'usage du logement, engage davantage sa responsabilité. Entre ces deux cas de figure, de nombreuses situations restent à apprécier au cas par cas, d'où l'intérêt de documenter la situation dès son apparition.
L'état des lieux, point de référence
L'état des lieux d'entrée constitue la référence la plus fiable en cas de litige. S'il mentionne déjà une trace d'infestation, ou si celle-ci apparaît dans les tout premiers jours de la location, la responsabilité du bailleur est plus facilement engagée. À l'inverse, une apparition tardive, sans lien avec l'état du bâti, oriente plutôt vers une prise en charge par le locataire. Un rapport de diagnostic établi par un professionnel peut, dans les deux cas, servir de pièce justificative.
Les obligations du bailleur face aux nuisibles
En pratique, le bailleur intervient principalement lorsque l'infestation est liée à l'état du bâtiment ou aux parties communes. Cette responsabilité se retrouve dans plusieurs situations concrètes :
- Traiter les infestations liées à l'état du bâtiment (façade, réseaux, toiture, cave)
- Assurer l'entretien des parties communes (locaux à poubelles, caves, combles) pour limiter la présence de rongeurs ou d'insectes
- Faire réaliser les travaux de colmatage ou de réparation nécessaires pour empêcher un nouvel accès des nuisibles
Les obligations du locataire face aux nuisibles
De son côté, le locataire doit maintenir le logement en bon état de propreté et signaler rapidement toute apparition de nuisibles. Un retard de signalement peut aggraver l'infestation et compliquer la détermination des responsabilités entre les parties.
- Entretenir le logement et limiter les sources de nourriture ou d'humidité favorables aux nuisibles
- Signaler sans délai au bailleur toute suspicion d'infestation
- Permettre l'accès au logement pour le diagnostic et le traitement
- Assumer le coût du traitement si l'infestation résulte d'un défaut d'entretien manifeste de sa part
Que faire en cas de désaccord entre bailleur et locataire ?
Le premier réflexe reste le dialogue et l'écrit : un courrier avec accusé de réception permet de fixer une date de signalement et de conserver une trace. Photographier les zones concernées et solliciter un diagnostic professionnel aide à objectiver la situation avant toute intervention. En l'absence d'accord amiable, un conciliateur de justice ou une commission de conciliation peut être saisi pour trouver une issue avant d'envisager une démarche plus longue.
Punaises de lit en location : un cas particulier
Les punaises de lit posent une difficulté spécifique : leur présence n'est pas nécessairement liée à un manque d'entretien. Elles voyagent dans les bagages, les vêtements ou les meubles d'occasion, et peuvent apparaître dans un logement parfaitement propre. La rapidité de signalement compte alors davantage que l'état général du logement pour limiter la propagation à d'autres pièces. Notre traitement choc prévoit un premier passage de 2 à 3 heures, puis un cycle complet de 30 à 45 jours avec suivi inclus, pour un studio ou deux pièces à partir de 352 € TTC (320 € HT) par passage et pour un 3 ou 4 pièces à partir de 396 € TTC (360 € HT) par passage. Un suivi de 30 jours est assuré après le dernier passage, sous réserve du respect des préconisations transmises, avec un passage de contrôle supplémentaire si une activité est de nouveau constatée sur le même lieu.
Comment se déroule une intervention professionnelle ?
Quel que soit le nuisible concerné, l'intervention commence par un diagnostic qui permet d'identifier l'espèce, l'origine probable de l'infestation et le nombre de passages nécessaires. Ce diagnostic sert aussi de pièce utile en cas de désaccord sur la répartition des responsabilités entre bailleur et locataire.
- Cafards et blattes : 2 passages préconisés espacés de 15 jours, traitement choc à partir de 308 € TTC (280 € HT) par passage
- Rats et souris : un passage de traitement à 198 € TTC (180 € HT) pour un studio ou deux pièces, pose de dispositifs et colmatage des accès compris, puis un passage de contrôle à 132 € TTC (120 € HT)
- Désinsectisation : 150 à 198 € TTC (180 € HT) par passage pour les fourmis, 160 à 209 € TTC (190 € HT) pour les mites, 190 à 253 € TTC (230 € HT) pour les puces
En cas d'infestation, signalez la situation par écrit sans attendre et conservez les preuves. Nos interventions sont réalisées par un technicien titulaire du Certibiocide n° N074584, avec un engagement de suivi de 30 jours sous réserve du respect des préconisations transmises. Un devis écrit précise toujours le déroulé et les conditions avant intervention.
Le bailleur doit-il payer le traitement contre les punaises de lit ?
Cela dépend de l'origine de l'infestation. Si elle est constatée dès l'entrée dans les lieux ou liée à l'état du bâtiment, la prise en charge revient généralement au bailleur. Si elle apparaît après l'installation sans lien avec un défaut de construction, la charge peut revenir au locataire.
Que faire si le bailleur refuse d'intervenir ?
Formalisez votre demande par courrier avec accusé de réception et conservez toutes les preuves (photos, diagnostic professionnel). En l'absence de réponse, un conciliateur de justice peut être sollicité avant d'envisager une autre démarche.
Un locataire peut-il être facturé pour une dératisation ?
Oui, si l'infestation résulte d'un défaut d'entretien manifeste du logement par le locataire. Si elle provient des parties communes ou d'un défaut du bâtiment, la responsabilité revient plutôt au bailleur.
Combien de temps dure un traitement contre les cafards ?
Le protocole prévoit généralement 1 à 2 passages espacés de 15 jours, avec un suivi de 30 jours après l'élimination complète, sous réserve du respect des préconisations transmises.
Comment prouver l'origine d'une infestation ?
Un diagnostic réalisé par un professionnel permet d'identifier l'espèce et les indices d'origine, comme des fissures, un réseau défectueux ou des meubles récemment introduits. Ce rapport peut ensuite servir de pièce dans les échanges entre bailleur et locataire.
Faut-il consulter un médecin en cas d'infestation ?
En cas de doute sur un impact pour la santé, il est recommandé de consulter un médecin. Le traitement du logement, lui, relève d'une intervention spécialisée réalisée par un professionnel.
* Prix TTC pour un particulier, calculés avec une TVA à 10 %, taux applicable aux travaux d'entretien portant sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Deux cas relèvent du taux normal de 20 % et donnent donc un prix TTC plus élevé : les locaux professionnels, et les logements achevés depuis moins de deux ans. Le taux retenu pour votre situation est indiqué sur le devis, établi avant toute intervention.
